Le ton surprend. En pleine crise au Moyen-Orient, Donald Trump affirme que la Chine soutient son action dans le détroit d’Ormuz. Mieux : il prédit un accueil chaleureux de Xi Jinping lors de sa prochaine visite à Pékin.
La déclaration fait réagir. Ce mercredi 15 avril, Donald Trump a assuré que la Chine est “ravie” de voir les États-Unis rouvrir durablement le détroit d’Ormuz. Une voie maritime stratégique, aujourd’hui fortement perturbée par la guerre au Moyen-Orient.
Le président américain parle même d’un geste “pour le monde entier”. Il affirme agir aussi dans l’intérêt de Pékin, grand importateur de pétrole.
Dans la foulée, il a révélé un échange direct avec Xi Jinping. Une lettre, une réponse. Selon lui, la Chine a assuré ne pas fournir d’armes à l’Iran.
Trump insiste. Il dit entretenir de bonnes relations avec son homologue chinois. Il va plus loin. Il annonce une rencontre imminente à Pékin. Et lance une phrase inattendue :
“Le président Xi me fera un gros câlin”
Sur le terrain, pourtant, la situation reste explosive. Le détroit d’Ormuz a été placé sous pression après l’annonce d’un blocus américain visant les exportations iraniennes.
Washington affirme avoir interrompu une grande partie du trafic maritime lié à l’Iran.
Mais Pékin ne partage pas totalement cet enthousiasme. La Chine a récemment qualifié ce blocus de “dangereux et irresponsable”.
Un contraste fort avec les propos optimistes de Donald Trump.
Entre déclarations spectaculaires et tensions bien réelles, la relation entre Washington et Pékin reste ambiguë. Derrière l’image d’un “gros câlin”, se joue en réalité un bras de fer géopolitique majeur autour de l’énergie, de la sécurité et de l’influence mondiale.
Eugène Sahi















